|
|
||
|
Octave. 189
|
||
|
|
||
|
Sur quoi nous ccmmiffaire, etc., fommes, ledit jour 27 mars 1715, environ les fix heures de relevée, tranfporté dans le préau de ladite foire St-Germain, dans la falle dudit Octave, et nous y avons vu un théâtre élevé, orné de luf-tres et de plufieurs décorations, avec un orcheftre dans lequel font plufieurs particuliers jouant d'inftrumens de mufique ; fur lequel théâtre plufieurs acteurs et actrices ont paru et fe font parlé et répondu félon Ie fujet de la fcène et pièce qu'ils repréfentent et jouent ; ce qui forme une comédie et pièce de théâtre. De quoi nous avons fait et dreffé le préfent procès-verbal.
(Archivtt det Coi'tirt., n° ,706.) N
IV
L'an 1715, le vendredi 29e jour de mars, fur les quatre heures de relevée, font comparus par-devant nous Louis Poget, etc., les fieurs Georges-Guillaume Lavoy et Charles Botot-Dangeville, comédiens ordinaires du Roi, tant pour eux que pour Ies autres comédiens du Roi defquels ils nous ont dit avoir charge ct pouvoir: Lefquels nous ont fait plainte contre le fleur Octave, chef d'une troupe de danfeurs de corde, le nommé Delaplace et fés autres camarades, et nous ont requis de nous tranfporter heure préfente dans la loge ct falle dudit fleur Octave à la foire St-Germain, où fe jouent et fe repréfentent des comédies, à l'effet de dreffer procès-verbal des contraventions com-mifes aux fentences du Lieutenant général de police et arrêts du Parlement.
Signé: Lavoy; Dangeville.
En conféquence nous commiflaire lufdit nous fommes tranfporté ledit jour 29 mars, fur les cinq heures du foir, enla falle et jeu de danfes de corde dudit fleur Octave, fituée fur le préau de la foire St-Germain et où jouent ledit Delaplace et fés autres camarades ; où, après le jeu de danfes de corde fini, il a été repréfenté fur un théâtre orné de luftres et de décorations différentes, une pièce qui a pour titre les Aventures'comiques d'Arlequin, en trois actes, lefquels roulent fur le voyage d'Arlequin en l'île de Cythère : Laquelle pièce comique eft repréfentée par de grands écriteaux moulés et imprimés fur de grandes toiles, que l'on fait descendre dans le milieu du théâtre et fur lefquels font des chanfons qui forment des dialogues fur le fujet de la pièce qu'ils repréfentent et qui font chantées à haute et intelligible voix par trois particuliers qui font dans Porcheftre et quelquefois même accompagnés par l'acteur ou l'actrice qui devroit parler et au nom duquel ledit écriteau eft repréfenté. Et font auffi dans ledit orcheftre quatre particuliers qui jouent cnfemble de chacun un inftrument de mufique pour donner l'air auxdites chanfons que lefdits trois particuliers chantent et qui les accompagnent. Et nous avons remarqué que pendant tout Ie cours de ladite pièce, ledit Dela-
|
||
|
|
||